Loin

Loin de ces vies la chaussée humide
Où les feuilles s’effondrent et s’abattent sur nos gueules comme
Les gouttes de plomb des prophéties
Et creusent des rigoles entre nos êtres et nous séparent.
Où nos pieds nus s’imbibent du sang des bottes
Des autres
Empreintes de semelle à franchir
Sous nos yeux sans sommeil
Pleins des rosiers d’acier qui poussent aux fenêtres
Epines fières sans fleur

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