A Bordeaux

Je suis à Bordeaux, il pleut, les gens sont tristes et sérieux comme de malencontreux bourgeois.

Je marche lentement, comme si je marchais depuis et pour des années encore. A chaque pas, tu apparais derrière moi, et tu me parcours l’échine, comme un frisson ou un fou rire.

J’imagine que chaque pas est une minute, et qu’au bout de ce quai, je te verrai.

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